06.04.2008

Bayrou Au Québec !!!!

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C’est une habitude dans notre beau pays de glorifier la prise de position qu’elle quelle soit. On déteste, mais alors vraiment, celui qui s’obstine à essayer de peser le pour et le contre et d’imaginer d’autres possibilités. Dans un débat national, il est d’ailleurs très conseillé d’avoir une réponse possible en Oui/Non plutôt qu’une réponse ouverte. C’est donc ainsi qu’on voit les choses en France : la majorité et l’opposition. Que quelqu’un dise : « serait il possible de réfléchir posément au problème en question et d’améliorer notre jugement ? » et il (ou elle) est hué(e) et il se prépare à recevoir des fruits pourris pour le châtier d’avoir dit que malgré sa position politique, il fallait faire usage de raison.


C’est cette habitude typique qui fait classer les lois en deux catégories : « lois de droite » « lois de gauche ». Aucune loi au centre de ce gigantesque échiquier casse-tête. Et c’est le centre qui pâtit des légumes avariés que lancent les médias. François Bayrou, brisé pendant la campagne municipale (ou d’ailleurs la majorité des petites communes n’ont qu’une seule liste d’union), est donc celui qui est appelé par les satires de la sociale : Le Neuneu 1er.

 

Mais que François Bayrou arrête d’essayer de se passer la corde au cou après avoir lu les comptes du MoDem ! Il est un pays une nation une province un endroit  où il peut réussir pleinement sa carrière politique. Le Québec ! Le pays du centre ! Ici au moins, la gauche et la droite n’existent pas vraiment, l’échiquier politique est plutôt divisé entre ceux qui voudraient que le Québec soit libre et d’autres qui préfèrent rester solidaires de ce géant qu’est le Canada.

 

Je vois bien Mr Bayrou donner des cours d’histoire et de science politique à l’Université Laval après avoir obtenu successivement le statut de résident permanent et la citoyenneté Canadienne et avoir juré sur la constitution d’être toujours fidèle à la couronne de sa majesté.

Je le vois aussi s’engager dans certaines petites actions, écrivant des petits billets satiriques dans « Le Nouvelliste » que la ménagère québécoise lira en s’esclaffant avant d’allumer le feu avec les pages du journal.

 

 Et puis viendra le temps où il se présentera comme candidat libre à la mairie de Lévis, la ville en face de Québec. Il a des chances d’être élu conseiller municipal ou même maire de canton et ensuite maire de la ville. Comme il gérera (j’en suis sûr) du mieux qu’il peut la mairie, les Québécois seront satisfait et le rééliront (en général ils ne sont pas très regardant. Pour preuve, le maire de Trois Rivières à de bonnes chances d’être réélu alors qu’il dépense plus dans la construction d’hôtels et de logements que dans le seul hôpital de la ville).

 

 Il y aura ensuite Radio Canada de Lévis qui fera un reportage sur cet homme discret, originaire de France. Et on le verra pelleter la neige et s’essuyer le front avec sa manche de pull, caresser son chien préféré, embrasser sa femme et ses petits enfants. De plus en plus de gens le soutiendront, car il saura être fier de sa situation, s’adaptant à toutes sortes de choses, et fera presque oublier que c’est rien qu’un crisse de Français. Il fondera l’UMQ (Union pour un Mouvement Québécois). Il y aura des élections à la députation, et on peut penser qu’il obtienne un siège à l’assemblée du Québec.  

 

Peu à peu, gravissant les échelons, il arrivera au poste de Premier Ministre en étant passé par la case obligatoire de président d’assemblée. Il dirigera le Québec « à la Bayrou », dans un mouvement d’action qui foudroiera sur place les nostalgiques de René Levesque. Durant son mandat, il n’y aura pas moins de 3 référendums sur la question de la souveraineté. Enfin, il faudra céder la place et d’autres se succèderont. Il ira alors couler une douce retraite dans les hauteurs du Lac Saint-Jean, et se verra décerné Docteur Honoris Causa de l’Université de Chicoutimi, Montréal et Rimouski.

Je sais que si j’envoie cet article osé au premier concerné, il me rétorquera qu’il préfère la « Fraaance » avec un petit trémolo dans la voix. Mais je lui conseille quand même.
Par contre, si Jean Charest venait faire carrière en France, il serait peut être mieux au MoDem qu’à l’UMP, avec tous ses jeunes loups aux dents pointues. Par contre, je ne sais pas comment il réagirait quand il verra son passage aux guignols…

 
 
 
 
 
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PS : Vous trouvez vraiment pas qu'il y a un air de famille ? Peut être que dans les ancêtres des Bayrou, il y avait un ou une Charest. Et inversement. 
 

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