03.04.2008
Il est temps d'ouvrir nos têtes, drapeaux Bleus Blanc Rouge, et arrêter de considérer de facon Paternelle les peuples de la terre

Il faut croire que oui.
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02.04.2008
Brisons les rêves bleux a fleurs de lys

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27.03.2008
Grève des professeurs
Alors, depuis quelques semaines, vous m'entendez me plaindre de la grève. J'explique ici les tenants et les aboutissants
Aux bases du conflit.
Imaginez un peu. Une université qui fonctionne à la mode américaine, sur un campus, avec de nombreuses opportunités pour les étudiants, comme une banque à l’intérieur des locaux, une coopérative où l’on peut acheter des livres, du matériel informatique, des affaires de cours, un bar étudiant géré par l’association des élus étudiants, l’AGE. Cette université s’appelle l’Université du Québec à Trois Rivières, et le conflit qui gronde maintenant entre ses murs commença en novembre 2007.
La nouvelle convention collective des professeurs chercheurs devait être négociée avec l’administration et un membre du « groupe » Université du Québec. Après dépôt d’une demande en novembre, puis d’une autre, l’administration est demeurée muette quant aux désirs des professeurs. Le conflit se reporta donc à la session d’hiver, l’une des sessions qui compte le plus d’étudiants inscrits.
En janvier 2008 les professeurs firent une nouvelle demande auprès du recteur, et, essuyant un refus, se mirent en grève le mercredi. Les demandes du syndicat des professeurs sont claires : un meilleur salaire pour les professeurs chercheurs, ainsi qu’une politique à l’embauche compétitive. En effet, un jeune diplômé du doctorat ne sera pas intéressé par l’UQTR si, dans cette université, le salaire est plus bas que dans d’autres universités du Québec, l’université de Sherbrooke ou celle de Montréal par exemple. En février, le mouvement de la part des professeurs ce durcit et il y eut alors un jour et demi perturbés par la grève. L’Association Générale des Etudiants fixa un ultimatum pour le 18 mars, date à laquelle les cours peuvent être annulés sans mention d’échec, et remboursés à l’étudiant. Pendant ce temps, la grève était présente à l’esprit de beaucoup d’étudiants, et commençait à être un sujet largement discuté, où les principales critiques était le manque de sérieux des deux parties.
Pendant le mois de février, les spectacles d’improvisations théâtrales prenaient des sujets dans le présent conflit, des affichettes où il était écrit « négociez », éditées par l’AGE, commençaient à fleurir un peu partout dans les locaux. Fin février, le spectacle qui a lieu tous les ans, UQTR’ en spectacle, se déroula dans un esprit assez marqué par la grève. Les présentateurs, deux étudiants en psychologie, se disaient fiers que leur pavillon, excentré, soit aussi au courant que tout le monde de la grève. Un des numéros, Speak Right, reprenait un poème de Michèle Lalonde, Speak White, en dénonçant les malversations d’un système économique qui finit par aliéner l’individu. Le texte explorait aussi les problèmes du sous financement et de la notion de rentabilité de l’éducation à tout prix, même dans la belle province. Le texte provoqua un tonnerre d’applaudissement, et remporta le premier prix. Enfin, la deuxième partie du spectacle était réservée aux personnels de l’Université, venus présenter un numéro. Parmi eux, aucun chercheur, mais quelques « chargés de cours » dont un qui affirmait enseigner dans une « demi-université » depuis quelques semaines.
Finalement, après la semaine de vacances, qui n’en fut pas vraiment une pour de nombreux étudiants qui avaient déjà perdu beaucoup de cours, le recteur, Ghislain Bourque, et le président du syndicat, Mr Volle, se sont expliqués devant les étudiants à propos du présent conflit. Il en est ressorti plusieurs choses : aucune des deux parties n’avaient négocié de bonne foi, le recteur était resté très absent pendant les mouvements, le syndicat et l’administration ne calculaient pas sur la même base. Enfin, la médiatisation avait joué un rôle pervers dans les prises de position, d’un côté comme de l’autre. L’ultimatum fixé au 18 mars approchait et la colère se faisait de plus en plus forte.
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